Le chêne et le roseau

par Quésako

D’une attitude flexible à flex’attitude

 

En cherchant le titre de mon site, j’avais envie que cela tourne autour de la flexibilité. C’est pour moi la valeur principale qui regroupe les outils que j’utilise: la méthode feldenkrais, l’hypnose et les techniques d’optimisation du potentiel.

Au cours d’une discussion avec une personne qui m’est chère, le mot « attitude » est arrivé. Et j’ai aimé que ce mot ait un sens corporel et psychologique, car dans toutes ces approches c’est bien de cette unicité dont il est question, elle qui offre le support.
L’attitude c’est aussi une opinion, et c’est aussi ce que je souhaite humblement écrire ici, à travers ces mobil’lettres, juste un regard sur les choses.
Attitude, ça me plonge aussi assez vite dans une salle de danse, parquet au sol, miroir et barre au mur et jambe longue et gracieuse qui s’élève … comment un mot évoque un univers, ouvre les sens et l’imaginaire …

Pour cette première mobil’lettre, je me suis demandé ce dont j’avais envie de parler. Ce que j’avais envie de raconter. Car il va bien s’agir de mots par ici, alors …

Le chêne et le roseau

Quand j’étais petite j’adorais les histoires, et dans celles que mon grand-père me racontait, il y avait l’une de mes préférée, l’histoire du chêne et du roseau. Vous la connaissez?

Le Chêne un jour dit au Roseau :
 » Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
– Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin.  » Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.

Jean de la Fontaine – Les Fables

« Je plie, et ne romps pas » …

Ce que j’aime dans le mouvement du roseau, c’est que quoi qu’il arrive, il n’est pas déraciné, et retrouve sa verticalité une fois que « ça » passe … j’aime la souplesse, le mouvement, l’ondulation …
J’aime aussi cet entre-deux où il pousse, qui ouvre des possibles …
Avec le Feldenkrais, on apprend cela: l’adaptabilité. Rester mobile en toute circonstance!

Alors? On part ensemble en balade?

Alors ici, on parlera de cela: de flexibilité et d’attitude, de mouvement, de sens (ceux des mots, ceux des humains, ceux des directions que l’on prend …). J’y partagereais ce que je vois, ce que j’écoute, ce que je lis. On échangera sur l’apprentissage, l’éducation et la rééducation, la santé, la philosophie, les neurosciences.

Où me suivre ici